Une ressource épargnée par un environnement préservé

La nouvelle station de traitement des eaux en service

 

La station d'épuration propre à la commune de Sainte Marie La Blanche, d’une capacité de 800 Equivalent Habitant, située rue de la Combe a été construite en 1972. Construite pour permettre l’extension du village avec la réalisation du lotissement de la Motte, elle a rendu jusqu'alors les services attendus, mais était arrivée à saturation en termes de charge entrante à traiter avec un génie civil vieillissant.

La communauté d’agglomération Beaune Côte et Sud, qui a pour compétence l’assainissement et le traitement des eaux, a décidé de construire une nouvelle station proche de l’ancienne. Après neuf mois de travaux, la commune de Saint Marie La Blanche dispose d’une nouvelle unité de traitement mise en service dès le 3ème trimestre 2017, après une mise au point et mise en régime. Cette nouvelle station d’épuration est de type biologique « boues activées en aération prolongée ». Les effluents transitent par un ouvrage de prétraitements (dégrilleur, dégraisseur, dessableur), puis par un bassin d’aération de 386 m3 (décantation des boues). Les eaux prétraitées, constituées de pollution dissoute et de matières en suspension, sont traitées par un procédé dit « à boues activées ».Bâtiment d'exploitation

La technologie employée est un traitement biologique assuré par des micro-organismes en milieu aéré. À l’issu du traitement biologique, la pollution contenue dans les eaux usées est éliminée. L’eau est ensuite séparée des boues par décantation dans un ouvrage non agité, le clarificateur. Les boues décantées sont en partie envoyées vers le bassin d’aération. L’autre partie, appelée « boue en excès », est évacuée vers l’atelier de traitement des boues pour y être épaissie.

L’eau épurée se déverse en surface du clarificateur et rejoint le milieu récepteur par le canal de rejet qui comptabilise le volume des eaux traitées avant rejet.

Le cycle de traitement est terminé. Quant aux eaux usées épurées, elles rejoignent le milieu naturel et s’écoulent dans le ruisseau de la Vandenotte qui borde cette unité d’épuration. Les boues issues du traitement sont stockées en silo couvert et désodorisées avant d’être envoyées sur le site de l’UDEP Monge à Combertault, avant d’être compostées sur la commune d’Alleriot (71) pour être utilisées comme engrais organique par les agriculteurs locaux.Ferraillage bassins

Au démarrage de la station, la charge effective raccordée a atteint une capacité de 960 Equivalent habitant illustrant la sous capacité de l'ancienne station. La nouvelle pourra absorber progressivement l’évolution des rejets de la commune qui ont été évalués à 1 950 Equivalent Habitant à l'horizon 2040. Sainte Marie-la-Blanche est ainsi équipée d'un moyen d'élimination de sa pollution domestique qui autorise sa croissance.

Quant à l’ancienne station elle a été démolie jusqu'en profondeur, les déblais ont été évacués en centre de traitement. A cet emplacement sera reconstitué un milieu naturel à vocation multiple, comme par exemple un verger collectif, un jardin partagé, ou autres espaces naturels.

Rappelons que le projet a été facilité par un échange de terrain agricole avec Mr Kévin Roy, ce qui a permis d'éloigner les nouvelles installations des premières maisons.

À noter les travaux ont mis à jour les vestiges d'un ancien batardeau dans le lit de la rivière qui a peut-être pu permettre une prise d'eau pour alimenter un vivier. Vous pouvez les apercevoir en empruntant le passage laissé entre la clôture et les berges.

 

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Zéro pesticide : un enjeu de santé et d’environnement

Pied d'arbre végétaliséPaillage en pied d'arbre

Pour mettre en application la loi sur la transition énergétique pour la croissance verte, interdisant l'usage général des pesticides sur les espaces publics, de nombreux outils existent pour accompagner les collectivités dans cette démarche évoluant vers de nouveaux usages et de nouvelles pratiques.

Le passage au zéro pesticide chimique est possible. Un défi, certes, mais avant tout l’opportunité de proposer une nouvelle conception de l'entretien sur notre commune, celle respectueuse d’une matrice verte, riche de biodiversité et bénéfique à tous.

Allée stabiliséeCette démarche se traduit par la mise en place d’actions allant de la conception écologique des espaces, au plan de gestion différenciée, en passant par le développement de solutions alternatives.

Chaque jour, les usagers et les professionnels en charge de l’entretien des espaces verts, des routes, des voiries sont en contact direct ou indirect avec les pesticides. L’utilisation des pesticides professionnels dans les espaces verts ou sur les voiries, peut constituer une source importante de contamination des eaux. Les désherbants utilisés sur des surfaces imperméables ou peu perméables (trottoirs, cours bitumées ou gravillonnées, etc.) se retrouvent dans les eaux superficielles ou souterraines et entraînent, très souvent du fait d’une infiltration rapide, une pollution des eaux liée au ruissellement.

Pour la majorité des habitants, la présence d’une biodiversité ordinaire au pied des arbres et sur les trottoirs évoque le manque d’entretien, en lien avec une perception négative (les «mauvaises herbes »).Balayeuse desherbeuse

Sensibiliser le public à l’acceptation de la végétation spontanée sur le domaine public apparaît primordial. Les exemples sont nombreux et quotidiens, une même personne peut être contre l’usage de produits phytosanitaires par sa commune pour diminuer les pollutions, mais ne pas tolérer la présence de plantes adventices sur son trottoir. Celles-ci cristallisent souvent les réactions négatives.

La solution est d’envisager les plantes spontanées comme un élément de la nature afin qu’elles soient appréciées, et acceptées sur le territoire urbain.

Pour ce faire, un travail de fond est à réaliser auprès de chacun pour intégrer une nouvelle représentation de la nature, qui se traduit par l’acceptation de la présence d’herbes ainsi que d’une végétation spontanée et moins maîtrisée au sein de l’espace public.

Aussi, il est essentiel de comprendre le fonctionnement de la biodiversité et de repenser le paysage urbain pour s’orienter vers une nouvelle gestion de la végétation.

Il s’agit de bordures de routes enherbées que la commune laisse se parer d’herbes folles qui fleurissent à la belle saison. Cela permet de laisser le cycle complet de la nature se faire : fleurir, grainer et accueillir les insectes.

Nos espaces verts sont de véritables écosystèmes. Encourager la biodiversité favorise le développement d'un équilibre entre les espèces. Les auxiliaires biologiques (araignée, coccinelle, chrysope, syrphe, hérisson, oiseau...) sont nos alliés contre les nuisibles et pour la pollinisation. Nous disposons de différentes solutions pour attirer ces auxiliaires (constitution de haies champêtres diversifiées, de massifs d'arbustes, plantes vivaces et mellifères, réalisation d'abris, etc.). L'objectif est de recréer un écosystème en équilibre où les populations de ravageurs sont restreintes par les populations d’auxiliaires.

« J’aime ma commune, J’aide mon village ».

Une initiative où chacun prend part à l’entretien de l’espace public. Cela crée un esprit villageois et favorise le lien social, et permet une prise de conscience de la population. Sachez que de nombreuses personnes prennent déjà part au désherbage des trottoirs devant leur habitation, au fleurissement, à l’arrosage des plantations, etc….

La municipalité encourage ces habitants à continuer sur cette voie et sollicite les autres sanmaritains et sanmaritaines à participer, afin de préserver des espaces publics attrayants pour tous et où il fait bon vivre. Une réunion publique sera organisée au tout début du printemps pour encourager ces gestes citoyens devant chez soi.

L’arrêt des pesticides est un véritable changement de paradigme pour nos agents, qui doivent être accompagnés et formés aux solutions alternatives.

De nouveaux outils mécaniques leurs seront indispensables pour désherber sans pesticide. Actuellement l’agence de l’eau Rhône Méditerranée aide à financer ce matériel. La commune de Sainte Marie-la-Blanche a saisi cette opportunité pour se doter de nouveaux moyens d'entretien :

  • D’un porte outil (micro tracteur universel),
  • D’un désherbeur mécanique tracté pour traiter les parties sablées,
  • D’une balayeuse ramasseuse avec brosse de désherbage métallique pour traiter les bordures des trottoirs,
  • D’une tondeuse mulching,
  • D’une débroussailleuse à lames réciproques,
  • D’un broyeur à végétaux autonome.

Le comble, c'est que certains chercheurs estiment que sur les 2,5 millions de tonnes de pesticides répandues chaque année dans le monde, seulement 0,3% atteignent effectivement leur cible. Le reste (99,7%) touche toutes les autres espèces vivantes avec des conséquences multiples :

  • affaiblissement des défenses immunitaires
  • baisse de la fertilité
  • modification des comportements
  • malformations
  • raréfaction des sources de nourriture souillées
  • empoisonnement direct

Notons que des insecticides nuisent à l'activité d'organismes essentiels pour la fertilité des sols comme les bactéries, champignons, algues, vers de terre, insectes...

Pour autant, certaines espèces deviennent de plus en plus résistantes encourageant l'application de produits plus concentrés, plus toxiques et/ou en plus grande quantité...

Une réunion publique a eu lieu le 28 mai 2018, vous trouverez son compte-rendu ici.

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Le Grand Creux nettoyé

 

 

 

Nous vous présentions dans notre dernière édition du bulletin municipal la nécessité d’entretenir nos plans d’eau afin de préserver ce milieu fragile. L’accumulation de vase, pourtant nécessaire au bon fonctionnement de l’écosystème de l’étang, était devenue trop importante au Grand Creux et menaçait son bon fonctionnement.

C’est ainsi que le Grand Creux a fait l’objet d’un toilettage en profondeur cette année, qui a débuté le 18 février par le sauvetage des nombreux poissons de la mare. Quelques jours plus tôt, le niveau de l’eau a été abaissé afin de concentrer la faune aquatique.


Le jour de la pêche, plusieurs volontaires matinaux ont déployé un filet afin de prendre au piège les poissons. C’est ainsi 360 kilos de poissons (100 kg de carpes, 60 kg de sandres et 200 kg de fritures) qui ont été extraits du Grand Creux et réintroduits dans l’étang de la Garenne, permettant de sauvegarder le peuplement ichtyen de nos plans d’eau et sa diversité. Si les plus gros ont été facilement repérés et capturés, il a fallu de la patience aux volontaires chaussés de cuissardes pour débusquer à l’épuisette les plus petits spécimens dans l’eau glacée ! Cet événement a attiré de nombreux habitants, curieux de découvrir les habitants de la mare.
Cette première étape menée à bien, l’étang a été complètement vidé afin de permettre un égouttage des boues, rendu possible grâce à une météo clémente. Le curage en lui-même a débuté quelques semaines plus tard : la vase a ainsi été remontée sur les berges à la pelleteuse afin de finaliser le séchage, avant d’être définitivement évacuée.

Le vidage de l’étang a également permis de procéder à divers travaux d’entretien afin de consolider les berges ainsi que le déversoir.

Trois mois après le début de l'opération, l'étang de la Garenne a retrouvé son eau et son aspect, mais pas la totalité de ses poissons : plusieurs variétés seront réintroduites prochainement afin de sauvegarder la diversité de la faune du plan d’eau, et faire le bonheur des pêcheurs, petits et grands.